mar

07

avr

2009

Into The Wild ...

 

 

Voilà le titre que je vais donner à cette semaine de nomadisme qui doit me permettre de préparer l'accouchement dans les meilleurs conditions. L'accouchement? Oui c'est bien cette sensation qui m'anime. Nous sommes au printemps 2009 ... tic tac tic tac... pourquoi cette sensation?

 

En 2001 en lançant la « Révolution du Sourire » j'ai choisis de suivre la temporalité de la décennie de la culture de la paix lancée à grand renfort de signatures des dirigeants de ce monde. Prés de 10ans après j'ai vraiment l'impression de ne jamais avoir lâché cette envie de coller aux problématiques que tous ces sages avaient mis en avant.

 

Il me semble intéressant de reprendre le cahier des charges de cette action pour voir comment le Révolution du Sourire choisit d'y répondre. C'est en toute humilité mais avec ambition que j'aimerais montrer que finalement la révolution du sourire est en train de naître à travers de nombreux projets dans lesquels j'ai la chance d'être impliqué.

 

Ce récit de voyage est un point de vue ... non exhaustif mais celui d'un entrepreneur qui propose un jeu à des personnes conscientes qui semblent en résonance avec ses élucubrations. Cet accouchement est un acte d'auteur mais ne désigne pas une volonté de diriger. Loin de moi cette idée car je n'en ai pas du tout la compétence.

 

La seule chose que je veuille faire c'est de poser l'idée proprement ... trop souvent on me dit que je suis sur trop de choses ... je ne le pense pas et même c'est ma force ... une vision à 360 °. Alors ne prenez pas peur si je joue avec pas mal de gens et de marques ... j'essaye de dessiner la grande image qui accompagnera la naissance de PinkoLab... ou pas ?

 

Je suis dans le train pour aller à st Etienne et passer quelques jours avec Yoann. Il coordonne de nombreux projets très intéressants dans la Loire... La Loire c'est le territoire où se trouve « Les Salles ». Ce projet d'espace de Coworking en milieu rural qui me tient tant à cœur.

 

En écrivant ces lignes ... je ressens comme un trop plein d'énergie. La plupart des mots que j'emploie me donnent envie de tant en dire et pourtant je privilégie grandement l'expérience aux grands discours. C'est bien une question d'expérience que je me pose aujourd'hui ... comment faire que toute cette expérience accumulée lors de ces dernières années arrive sous une forme ludique et simple afin de donner envie de jouer.

 

Les Salles est un bon terrain de jeu pour que nous puissions y construire l'œuvre qui sera le fruit de nos REVE et de nos Utopies. Yoann a d'ailleurs une définition d'Utopie qui colle totalement à la volonté de PinkoLab d'être une organisation socio performante.


Jeudi 26 mars ... dans le train entre St Étienne et Dijon

 

Me voilà en route vers Dijon. Deuxième étape de ce voyage... une continuité! Waou il s'en est passé des choses. Yoann et sa petite équipe semble vraiment opérationnels ... en tout cas nous avons vraiment fait avancer le projet.

 

Tout d'abord en apprenant à mieux nous connaître ... à passer assez de temps ensemble pour mieux sentir notre capacité à faire ensemble et toucher du doigt nos complémentarités. Nous avons visité les lieux pour nous confronter à la réalité. Le potentiel du lieu est vraiment énorme mais les travaux pour le rendre totalement opérationnel énorme aussi. Il était nécessaire de trouver une solution pour commencer dès cet été une période de test qui doit nous permettre de construire la « grande image ». Avec un peu de créativité et une envie de trouver des solutions... nous avons trouvé une organisation possible pour commencer le projet. Il s'agit donc d'accueillir Yoann et sa petite famille dans le logement actuel. C'est un peu trop petit et nécessitera un peu de travaux pour les accueillir.

 

Zoomacom viendra s'installer dans les communs... quelques travaux légers seront là aussi nécessaire. Le lancement du projet ne sera donc quelque chose de simple mais il serait illusoire de croire qu'un tel projet peut se faire sans quelques difficultés.

 

En fait Yoann est arrivé à faire en Région Rhône Alpes ce que je n'ai jamais réussi à faire ... m'intégrer dans un réseau d'acteurs locaux. Le rendez vous que nous avons eu à la CRESS pour préparer le dépôt d'un dossier de financement de la phase de test du projet en fût le symbole. En deux jours nous avons presque finis de remplir ce dossier en trouvant source de financement et partenaires locaux :)

 

Maintenant il ne reste plus qu'à faire sortir BureauWiki de son exploration pour en faire une association opérationnelle et capitaliser sur le travail que j'ai fais dans ce sens. En effet jusqu'à ce jour BureauWiki m'a permis de mener des expérimentations sur les deux champs d'action de l'association: Coworking / Communauté.

 

Sur les communautés j'ai pu expérimenter l'organisation de BarCamp et la vie de la communauté. J'ai vu et suivi l'ouverture de la cantine et je suis un acteur important du développement de la Ruche. A chaque lieu de coworking se pose la question de communauté. J'ai aussi exploré la notion de « Community Mark » à travers l'expérience des « Explorateurs du Web ».

 

Je viens d'ailleurs de recevoir une invitation pour « présider » un atelier aux assises nationales des TIC sur le thème ... réseaux sociaux / communauté. C'est exactement le thème de la table d'exploration que j'ai animé aux rencontres d'Autrans.

 

Il semblerait donc que l'intuition de BureauWiki de mettre ces deux notions au cœur de son action est bonne. Il est temps de capitaliser et de développer l'action de l'association pour se donner les moyens de réaliser l'objet.

 

L'objet est bien de réussir à construire une marque collective (label) d'espace de Coworking. Pour ce faire il devient important de réaliser un chef d'œuvre. Un projet qui permette de construire cette marque en capitalisant les diverses expériences de ce début d'activité.

 

Ce chef d'œuvre sera les Salles.... et une période de validation du projet se fera sur 1 an et débutera en juin. D'ici là de nombreuses actions sont à réaliser. Production d'un rapport d'activité pour l'année 2008, modification des statuts, élection d'un nouveau bureau et CA, déménagement de l'association dans le département de la Loire, recherche de partenaires, construction d'un plan d'activités pour 2009, dépôt d'un dossier de subvention FSE 10b pour la période de test « en situation » du projet.

 

Des BarCamp sont déjà au programme. L'associaiton Zoomacom veut en organiser un en juin sur le thème de la charte développement durable du département. BureauWiki souhaite de son côté organiser un BarCampEarth fin aout pour accueillir pendant trois jours quelques amoureux des BarCamp voulant fêter dignement l'anniversaire de cette marque collective « emblématique ».


Dimanche 29 mars... dans le train entre Dijon et Neuchatel

 

Encore une fois j'ai l'esprit en ébullition. Ces trois jours avec Grégoire m'ont montré à quel point les fondements de PinkoLab étaient solides. Coworking et Communauté ... c'est vraiment sur ces bases qu'il faut construire et capitaliser.

Le RuralCamp m'a permis de valider encore une fois le niveau de mes propos. Je peux maintenant exprimer ma différence (elle est bien réelle) en apportant du contenu et de l'expérience. C'est quand même beaucoup plus agréable qu'à l'époque où je ne pouvais que partager des intuitions. A cette époque on pouvait dire de moi que j'étais un rêveur, un penseur utopiste mais surtout on pouvait dire que tout cela n'était pas réel seulement présent dans mon esprit. Aujourd'hui ce n'est vraiment plus possible. Les gens sont obligés de faire avec moi et ce que je véhicule.

 

Une chose n'a pas changé pour autant ... ma précarité. Je me sens riche mais la société actuelle ne me permet pas de trouvé un « Life Model » satisfaisant. Ma liberté de parole et de mouvement sont incompatibles avec le monde actuel qui cherche d'une façon ou d'une autre à nous asservir. Ce n'est pas un choix pour moi c'est juste une obligation. Je ne peux vivre sans cette liberté, je veux me servir de la liberté qui demeure une réalité en France. Chaque jour les terres de liberté se font moins nombreuses alors il n'est pas possible pour moi de ne pas tenter quelque chose pendant qu'il en est encore temps.

 

Cette liberté attire autant qu'elle fait peur... je suis conscient que c'est un miroir de l'asservissement des autres. J'essaye d'envelopper tout cela dans le sourire et l'amour mais je sens bien que sans une réalité économique tout cela ne peut finir que ... mal.

 

Je me consume à petit feu. Vie dans un stress quotidien énorme que je n'arrive à supporter que grâce à la paix intérieure que ma révolution du sourire m'a procuré. Combien de temps encore vais-je pouvoir tenir sans tomber dans la marginalité? Depuis une semaine je suis entré dans une phase totalement sans filet.

 

Parti de paris en faisant un chèque en bois et avec 10 euros en poche. J'ai traversé la France et vécu tout cela grâce à une économie du don non maîtrisée. L'humilité de pouvoir expliquer cette situation à mes hôtes m'a permis d'être logé et nourrit mais il faut penser à l'avenir et je ne pense pas pouvoir continuer de la sorte encore longtemps.

 

L'arrivée des monnaies complémentaires me touchent profondément. Les monnaies complémentaires sont une issue possible pour enfin révéler tant le capital immatériel d'un projet que d'un être. Mais cela va mettre quand même un peu de temps à entrer dans la pratique des gens et ce temps sera peut être trop long pour moi.

 

Alors j'ai pensé à faire tourner "un chapeau" virtuelle. Je vais essayer de valoriser mon capital immatériel pour que certains mécènes m'aident à poursuivre ma création. J'assume de plus en plus le fait d'être un artiste. Mais ma discipline n'est pas reconnue comme telle. Un peintre peut vendre une toile mais moi je n'ai rien à vendre ... Pas facile de se faire reconnaître comme tel dans un monde où l'art est devenu marchandise.

 

Mais en fait la reconnaissance ne se fait que dans une relation étroite avec son public. La valeur est dans la reconnaissance de l'autre. Il n'y a besoin d'aucun système pour cela ... juste besoin d'y croire. J'y crois!!! Et vous ???

 

Maintenant il faut que je trouve le mode opératoire de ce chapeau virtuel. J'ai trouvé l'outil mais pas encore la méthode... ces quelques jours en Suisse vont me permettre de la faire sereinement.


Le 31 mars entre Neuchatel et Paris.

 

Quelques jours à Neuchatel pour aider Eric à prendre en main son premier mètre carré numérique. Cela fait des années qu'Eric suis le développement de sa ville et de sa région. Il connait vraiment très bien son territoire et souhaite dans les mois qui viennent pouvoir proposer des projets de création et d'animation de réseau sociale, économique, culturelle. A force d'entendre le besoin de mutualisation, de coopération transversale il a depuis de nombreux mois sillonné différents salons et manifestations traitant des TIC. C'est à Autrans 2008 que j'ai rencontré cet homme charmant et son invitation m'a touché car il s'agissait finalement de l'aider à franchir le pas de la pratique et de mieux nous connaître pour imaginer des projets communs.

 

Depuis toujours j'ai mis la relation humaine avant toute autre considération. Une relation humaine simple qui tente simplement d'établir une relation de coeur à coeur. Une relation que le temps ne peut enlever mais que la vie peut distendre car on ne peut vivre cette relation avec de nombreuses personnes.

 

J'ai pu parler avec Eric de ma volonté de me mettre à nu pour tenter de trouver quelques moyens pour traverser cette période si folle. Période d'intense paradoxe. D'un côté j'arrive à Paris avec quelques euros et d'un autre tous mes projets se construisent vraiment fortement.

 

Depuis le début de l'année je suis en attente de deux investisseurs qui devaient apporter un peu de financement pour jouer l'acte 1 de PinkoLab. Cet argent devait servir à monter une guild de talents complémentaires pour rendre ce projet compréhensible et audible. Juste financer quelques mois d'activité pour mettre en place une offre originale et simple à comprendre. Quelques mois pour avoir une offre attrayante sur un marché en explosion. Quelques mois pour finir mon chef d'oeuvre et permettre de lancer une société OpenSource basé sur la confiance et l'amour de la Vie tout en étant efficace, agile et utopiste.

 

La Vie m'a encore joué un tour puisque ces investisseurs ont disparu. Je n'arrive pas à leur en vouloir car quand on fait ce n'est jamais parce qu'on est en pleine forme. Seulement voilà ... je suis de nouveau dans une situation de totale précarité dans une période d'intense création.

 

Je ne porte pas la culpabilité de cette situation. J'ai aussi appris dans tout mon parcours que plus les choses étaient difficiles et plus le bonheur qui se cache derrière est grand. Pour moi c'est effectivement la dernière ligne droite. 2010 sera la dernière année de cette période de recherche créative dans un monde en totale mutation....après se sera la réalisation et une vie plus tranquille.

 

Hier j'apprenais que le conseil général de la Loire, à travers son réseau d'acteur, voulait organiser un BarCamp aux Salles au mois de juin et profiter de cette occasion pour soutenir officiellement le projet. Entendre cela et vivre ma situation est d'une violence vraiment folle. Mais ma force d'amour est plus forte.

 

Ma force d'amour de la Vie, ma force d'amour des être humains me permet aujourd'hui de me mettre à nu et de vous proposer de financer un petit bout de la Révolution du sourire. De nombreuses personnes l'ont déjà fait depuis le début de cette histoire et m'ont permis de toucher du doigt ce que pouvait être l'économie du don.

 

Aujourd'hui je souhaite OpenSourcer cette économie du don car ma situation de précarité m'a souvent empêché par pudeur de mettre tout sur la table. Dans les prochains jours je vais tout mettre à plat. Parler de mes dettes, de mes besoins, des projets en cours et des réalisations à venir.

 

Avec tous ces éléments vous pourrez très simplement savoir si vous avez envie de participer à votre façon à la poursuite de cette aventure. Je vais faire tourner le chapeau d'une nouvelle façon et sur un nouvel art ... l'art de Vivre. Vous aurez compris que cette expression revêt un sens tout particulier pour moi.

 

 

 

 

 

 

 

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